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L’agriculture bretonne plurielle et diversifiée

Les conditions pédoclimatiques de la Bretagne favorisent les cultures et l’élevage. La région se démarque par son activité agricole importante. L’économie bretonne et la dynamique des emplois sont positivement influencées par ce secteur, qui évolue. Forte de sa diversité et de son attachement régional, les signes de qualité retour à l’authentique et à un attachement régional s’y développent.

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La Bretagne, une région tournée vers l’agriculture

 Surface agricole utile (SAU) : 1,6 millions d’hectares, soit 6% du territoire national
 11,3% de la SAU bretonne est en bio ou en conversion
 24 578 exploitations agricoles (-20 points entre 2010 et 2022)
 73% des agriculteurs sont en société (contre 67% en 2012)
 Plus de 70 000 actifs travaillent dans les exploitations agricoles
 3,4% des emplois bretons sont fournis par l’activité agricole

La Bretagne est une terre agricole importante, avec 64% de sa superficie qui est dédiée à l’activité agricole. Cependant, cette surface agricole diminue chaque année au profit des surfaces artificialisées du fait de l’accroissement de la population.

Le climat breton favorable à l’élevage

Si on peut dire que la Bretagne bénéficie d’un climat océanique tempéré c’est notamment grâce à ses côtes maritimes. Les températures sont douces (température moyenne annuelle de 10,5 à 13°C), peu de gel en hiver (il y a entre 10 et 30 jours de gel par an) et une pluviométrie abondante pouvant aller jusqu’à 1 400 mm dans le Finistère (Figure 1).

Figure 1 – Pluviométrie moyenne annelle en Bretagne

Dans la réalité, la Bretagne étant une péninsule, son climat est directement impacté par les flux océaniques que ça soit en température ou en vent. La météo est donc changeante. Il n’est pas rare d’alterner en quelques heures épisodes pluvieux et soleil éblouissant, comme on entend souvent « En Bretagne, on peut avoir les quatre saisons dans la même journée ».

Il existe néanmoins des zones climatiques avec des spécificités locales. On en dénombre 6 : le littoral, le littoral doux, les Monts d’Arrée, l’intérieur, l’intérieur Est et le Sud Est (Figure 2). Il existe également des microclimats notamment dus au relief (Monts d’Arrée, les montagnes noires, …) ou au littoral.

Figure 2 – Les zones climatiques en Bretagne

Ce climat océanique étant favorable à la pousse de l’herbe et aux céréales, l’élevage herbivore s’y est beaucoup développé. Les céréales occupent la plus grande surface (Figure 3) suivies ensuite des cultures fourragères, prairies et maïs. L’autre grande filière agricole bretonne est la culture légumière. La région produit plus de 80% du tonnage français de choux fleurs, plus de 75% des artichauts et échalotes, 49% des épinards et 25% des tomates. Une grande part des légumes cultivés en Bretagne est transformée sur le territoire. 

Figure 3 – Répartition de la surface agricole utilisée bretonne en 2023

Les différentes productions animales bretonnes

Grâce aux efforts de modernisation et de développement des filières par les acteurs bretons, la Bretagne est désormais la première région française en productions animales. L’élevage est ainsi un réel socle pour le développement économique breton. Près de 84% des exploitations bretonnes font de l’élevage, avec un grand nombre d’exploitations laitières (37% des exploitations bretonnes).

Les trois filières principales sont le lait de vache, le porc et la volaille de chair, mais les filières bovin viande, veau et œuf sont également bien présentes. Dans une moindre mesure on retrouve également les filières ovine, caprine, équine et cunicole.

Les élevages herbivores se concentrent à l’est et à l’ouest de la région, en accord avec la répartition des surfaces fourragères, alors que l’élevage hors sol prédomine au centre de la région (Figure 4).

Figure 4 – Typologie des cantons bretons selon la répartition des exploitations par OTEX en 2010

Les filières animales des bovins viande, lait, ovins, caprins et équins sont détaillés dans la suite du rapport.

Un secteur qui génère de nombreux emplois

La place de l’agriculture et de l’agroalimentaire en Bretagne est d’une importance cruciale en termes d’emploi. Le secteur agricole représente 3,4% des emplois bretons, ce qui est presque deux fois supérieur à la moyenne nationale.

Même si les exploitations s’agrandissent, elles restent parmi les plus petites de France concernant les élevages herbivores (en ramenant la taille par la surface) et emploient une main d’œuvre importante : 42% des salariés bretons travaillent en élevage.

Parmi les 70 072 actifs, on dénombre : 

  • 33 225 chefs d’exploitation
  • 1 062 conjoints collaborateurs
  • 59 aides familiaux
  • 35 726 salariés en équivalent temps plein (en valeur).

La part du salariat dans l’emploi agricole est en augmentation (51% en 2022 contre 37% en 2012).

Figure 5 – Part des emplois agricoles dans les emplois totaux

L’évolution des structures d’exploitations vers des structures collectives type GAEC a participé ces dernières années à l’agrandissement des exploitations. Ainsi, 73% des agriculteurs sont désormais en société (contre 67% en 2012).

Avec 17 000 femmes dans les exploitations agricoles, elles représentaient 30% des agriculteurs actifs en 2020, mais seulement 25% des chefs d’exploitations. Cependant, elles représentent une réelle force parmi les installations hors cadre familial (60% pour les femmes conte 38% pour les hommes) et en agriculture biologique où elles dépassent les installations masculines.

La Bretagne est l’une des premières régions françaises pour le nombre d’installations. En 2022, on dénombrait 756 installations de jeunes agriculteurs (moins de 40 ans) dont 482 ont été aidées, donc 64%. 

Sources : OEB, Chambre d’agriculture de Bretagne

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