Aller au contenu

L’élevage caprin breton est majoritairement valorisé en production laitière

L’élevage caprin est une production historique en Bretagne qui a su se développer à la fois sur des circuits courts et longs. La grande diversité d’acteurs présents sur le territoire rend cette filière très dynamique.

Imprimer

● 167 élevages caprins en Bretagne en 2023 dont 7 élevages mohairs, 65 élevages livreurs et 95 élevages transformateurs
● 22 millions de litres de lait de chèvre produits en 2023
● environ 200 éleveurs dont 36% de femmes
● 82 élevages tenus par une seule personne
● 20% des élevages en GAEC
● 3% de la collecte nationale de lait de chèvre

Les élevages caprins, répartis en trois systèmes

167 élevages professionnels en Bretagne sont répartis en 3 systèmes :

  • les fromagers (95 exploitations), qui transforment eux même leur lait à la ferme et commercialisent leurs fromages en circuits courts (prédominants en Bretagne)
  • les livreurs (65 exploitations), dont le lait est collecté par une laiterie
  • les élevages mixtes (4 exploitations), qui sont à la fois fromagers et livreurs de lait

Toutes exploitations sont réparties sur l’ensemble du territoire breton, ainsi que les 3 laiteries et les 4 élevages de chèvres Angora (Figure 1).

La majorité des élevages ne sont tenus que par une seule personne, et contrairement aux autres productions animales, la filière caprine est très féminisée.

Une collecte de lait inégalement présente sur le territoire

La collecte de lait a commencé dans les années 80 avec l’implantation de deux laiteries uniquement dans deux départements bretons :

  • Triballat-Noyal en Ille-et-Vilaine, maintenant renommée Olga
  • Unicopa dans le Morbihan (collecte reprise par la suite par Agrial).

Le lait de chèvre n’est ainsi pas collecté dans les Côtes d’Armor et le Finistère, où prédominent les fromagers.

La majorité des élevages livreurs ont des effectifs de 250-350 chèvres (Figure 2), correspondant dans la plupart des cas à des élevages tenus par des couples. Des élevages de tous effectifs sont néanmoins présents dans la région.

Figure 2 – Répartition des effectifs caprins par élevage

Les ⅔ de ces élevages sont spécialisés en chèvres et contrairement aux autres régions ils sont saisonnés avec une partie du troupeau en lactation longue, ce qui évite un pic de travail en septembre et permet d’alimenter les laiteries toute l’année.

La ration se compose principalement de maïs ensilage, de ration sèche, et d’enrubannage.

Depuis 2010, la laiterie Triballat collecte également le lait bio.

Une filière viande caprine à dynamiser

La viande de chevreau est peu consommée en France et est une production chronophage pour les éleveurs laitiers. La Bretagne a la chance d’avoir la présence de la coopérative Ovi Ouest qui réalise la collecte des chevreaux et les acheminent vers des ateliers d’engraissement (1 atelier en Bretagne). 

Une production qui donne envie de s’installer

La production caprine est une filière qui attire les jeunes comme les moins jeunes, et notamment des femmes et des hors cadres familiaux, qui voient l’élevage caprin comme une production plus accessible et qui nécessite moins d’investissements. C’est une opportunité pour chacun de se lancer dans l’aventure !

Sources : ANICAP

Imprimer