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L’élevage comme acteur de préservation de l’environnement et des territoires

L'élevage herbivore rend de multiples services à l'environnement (entretien des paysages, fertilisation, stockage de carbone, énergies renouvelables, etc...).

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L’élevage est ancré dans le territoire français et breton. Par ces élevages de vaches, moutons, chèvres et de chevaux, cette production agricole rends de nombreux services, qui peuvent sont regroupés dans la Figure 1. Certains services rendus vont être détaillés par la suite.

Figure 1 – Fleur des services rendus par l’élevage

L’élevage herbivore entretient les paysages et la biodiversité

Façonnés par la nature et par la main de l’Homme, les paysages participent à l’identité du territoire et à l’attrait touristique de la région. La présence de l’élevage herbivore sur le territoire offre une grande diversité de panoramas : prairies, haies, parcelles cultivées, bocages et zones humides. L’élevage herbivore permet d‘entretenir toutes ces surfaces qui façonnent le terroir breton. Par exemple, l’écopâturage est une pratique vertueuse qui permet d’éviter un entretien mécanique des espaces verts ou prairies en zone urbaine, en réintégrant du pâturage d’animaux herbivores. En Bretagne, l’écopaturage est utilisé sur différentes communes, par des municipalités et/ou entreprises avec notamment la mise en valeur de races bretonnes qui sont bien adaptées à cette pratique, comme la chèvre des fossés ou encore le mouton d’Ouessant.

Les prairies, base de l’alimentation des ruminants

Ces prairies, en plus de leur but principal qui est de produire des fourrages pour les animaux, assurent un rôle clé dans la protection des sols, le stockage du carbone, l’épuration des eaux, la biodiversité et la typicité des paysages.

Historiquement, l’élevage de ruminants s’est développé sur des terres difficilement cultivables ou peu fertiles. Grâce au pâturage des animaux, ces espaces ont été préservés, évitant qu’ils ne se transforment en friches. En 2024, la superficie totale des prairies atteignait 628 000 hectares en Bretagne, soit 23% du territoire régional. Elle correspond principalement aux prairies permanentes (59 %) et aux prairies temporaires (39 %). Les prairies artificielles occupent moins de 2 % de la surface prairiale bretonne.

Pâturée ou fauchée, l’herbe permet d’alimenter les troupeaux en toute saison. Le reste de la ration est composé d’autres fourrages produits sur la ferme ou achetés, comme le maïs, les céréales comme le blé et de protéagineux comme le colza. Ces cultures permettent aux éleveurs d’équilibrer la ration pour assurer la bonne santé de leur troupeau et les nourrir tout au long de l’année.

Beaucoup d’éleveurs valorisent également des coproduits ou restes de l’industrie agroalimentaire (tourteaux de graines oléagineuses, drèches et sons de céréales, pulpes de betterave, …) dans l’alimentation de leur troupeau, en fonction des opportunités locales.

Maintien et développement de la biodiversité

La biodiversité est l’ensemble des espèces vivantes qui peuplent la planète (plantes, animaux, champignons, micro-organismes) ainsi que tous les écosystèmes dans lesquels elles vivent. Les organismes qui la constituent participent aux grands cycles écologiques de l’air, du sol et de l’eau, c’est pourquoi leur préservation est vitale.

Les haies, prairies permanentes, talus, mares, bandes enherbées, etc…, sont des zones très riches en biodiversité. Ces espaces sont un habitat pour les espèces animales et végétales, qui leur permettent de se déplacer et d’interagir entre elles. Cette diversité de milieux et d’écosystèmes est également nécessaire à leur alimentation et leur reproduction. Elles abritent également des espèces qui se nourrissent des parasites des cultures, permettant ainsi de réduire l’utilisation de pesticides sur les champs alentours.

Le bocage est un exemple concret de milieux naturels riches en biodiversité entretenus par les agriculteurs. La définition du bocage est un ensemble de haies et talus, accompagnés de prairies, mares et zones humides, qui forment un milieu dense propice à la faune et à la flore. En Bretagne, il représente 45% des réservoirs régionaux de biodiversité.

L’entretien de ces espaces, réalisé par les agriculteurs, participe à la préservation de la biodiversité. Ces milieux, appelés « zones de régulation écologique » ou « éléments agroécologiques », sont entretenus par les éleveurs et agriculteurs de manière extensive, généralement sans pesticides et avec peu de fertilisation. Les haies sont taillées, fauchées, débroussaillées, et les prairies sont pâturées par les troupeaux.

Dans les zones d’élevage herbivore, qui couvrent environ un quart du territoire national et la moitié de la surface agricole, ces espaces de régulation écologique sont très présents et atteignent souvent 20% de la surface agricole utile.

Il existe également des zones protégées européennes, appelées zones Natura 2000, qui visent à préserver la diversité biologique des espèces et des habitats. Il en existent 90 sites terrestres et marins dans toute la région Bretagne, cela représente 3,9% de la surface régionale. Les parcs régionaux Armorique et Golfe du Morbihan sont également des espaces protégés.

Des aides européennes permettent à des systèmes d’élevages plus herbagers ou plus respectueux de l’environnement d’être aidées financièrement, dans le cadre des contrats Mesures Agro-Environnementales et Climatiques (MAEC). En 2023, ce sont 4 500 exploitations qui ont demander à être engagées dans ces contrats, pour une enveloppe de 140 milliers d’euros.

L’élevage participe à une meilleure qualité du sol

Intimement lié à son territoire, l’élevage herbivore est interdépendant avec le sol et s’inscrit dans un cycle vertueux de valorisation et de recyclage des effluents (déchets organiques). En effet, les déjections des troupeaux ont longtemps été l’un des principaux moyens d’améliorer la fertilité des sols, bien avant les fertilisants chimiques.

Les prairies et cultures fournissent l’alimentation du troupeau, ainsi que la paille utilisée comme litière pour les animaux. En retour, les déjections du troupeau (sous forme de fumier ou de lisier) sont épandus pour fertiliser et enrichir les sols naturellement. Cet engrais naturel évite l’achat et l’utilisation d’engrais minéraux de synthèse et participe au maintien de la qualité des sols. A l’échelle de la France, ce sont 1/4 des surfaces françaises qui ne reçoivent que des effluents d’élevages (6,2 millions d’hectares, Agreste 2020). On peut également noter que, par rapport aux terres fertilisées uniquement avec de l’azote minéral, les terres fertilisées avec des effluents d’élevage sont plus
riches en matières organiques et micro-organismes utiles à la vie du sol (Petitjean et al., 2018). La Figure 2 montre que les zones géographiques avec peu d’engrais minéraux sont en fait, les zones avec une forte proportion de prairies.

Figure 2 – Comparaison des apports azotés et des surfaces fourragères dans la SAU bretonne

Les prairies des élevages permettent également de limiter l’érosion des sols, en effet, la perte de sol sous prairie est de 0,3 t/ha/an alors que la perte de sol est de 3,6 t/ha/an pour les sols en culture annuelle (IDELE, 2022).

Pour aller plus loin : Fiche CNE « L’élevage de ruminants et la qualité des sols »

L’eau est omniprésente en Bretagne et sa qualité est fondamentale

Grâce à son climat océanique doux, la Bretagne dispose d’un réseau hydrographique dense où l’eau y est omniprésente en surface. Cette ressource en eau est la plupart du temps suffisante pour le bon fonctionnement de ses milieux aquatiques et pour couvrir les besoins des bretons. La qualité de l’eau y est un enjeu crucial.

L’enjeu des nitrates dans les eaux bretonnes

Dans les années 70, les concentrations en nitrates dans les eaux bretonnes ont augmenté de façon importante, dégradant ainsi la qualité de l’eau. Ces nitrates proviennent en grande partie d’activités d’élevage et de fertilisation minérale des cultures trop importante. La directive nitrates mise en place en 1991 vise à réduire la pollution des eaux aux nitrates d’origines agricoles, en encadrant les pratiques de fertilisation azotée en agriculture.

Malgré une baisse régulière depuis les années 2000, les concentrations en nitrates sont encore à des niveaux au-dessus de l’objectif fixé, qui est d’atteindre 100 % des eaux en bon état d’ici 2027.

Entre 1998 et 2007, les apports azotés ont diminué de près de 30 % en Bretagne, et les concentrations en nitrates ont diminué de 14% entre 1995 et 2020 (Figure 3). La situation reste fragile, mais ces résultats montrent que les efforts collectifs réalisés par les éleveurs et les pouvoirs publics portent leurs fruits.

Figure 3 – Evolution des nitrates en Bretagne

Les nitrates sont des composés naturels essentiels à la croissance des végétaux. Ils sont présents dans les engrais chimiques et les engrais d’origine animal (fumiers) utilisés comme fertilisant en agriculture. Épandus en trop grande quantité (c’est à dire dépassant les besoins des plantes), ils peuvent être lessivés à travers le sol et rejoindre les cours d’eau et nappes souterraines.  Sous l’action microbienne, les nitrates deviennent alors des nitrites, forme toxique, qui sont à l’origine de la pollution des cours d’eau. De fortes concentration de nitrates et phosphore dans l’eau peuvent provoquer l’eutrophisation des milieux aquatiques, phénomène de développement des algues et des microorganismes qui consomment une grande part de l’oxygène dans l’eau causant l’asphyxie des poissons et crustacés. En Bretagne, ce phénomène se traduit par la prolifération de cyanobactéries dans les eaux douces, ou encore de phytoplancton toxique et d’algues vertes sur le littoral,  responsables des fameuses « marées vertes ». Depuis 2010, a été lancé le Plan de Lutte contre les Algues Vertes (PLAV) qui a pour but de maitriser la prolifération de ces algues.

« 15 000 litres d’eau pour 1 kilo de viande bovine », un chiffre à pondérer

Ce chiffre, fréquemment cité et issu de la méthode Waterfootprint ou « empreinte eau virtuelle » appliquée aux bovins inclut :

  • « L’eau verte », qui représente le volume d’eau de pluie réceptionnée par les surfaces d’élevages (prairies) puis stocké dans le sol sous forme d’humidité et qui s’évapore pour retourner dans l’atmosphère (représente 94 % des 15 000L),
  • « L’eau bleue », qui correspond à l’eau réellement consommée, c’est à dire principalement l’eau d’abreuvement des animaux, l’eau d’irrigation des cultures fourragères (en 2020, seulement 6,8% de la surface agricole nationale a été irriguée) et l’eau nécessaire à la transformation de la viande (représente 3 à 4 % des 15 000L),
  • « L’eau grise », correspondant au volume d’eau théorique requis pour maintenir la qualité de l’eau aux normes en cours dans les systèmes de production de viande (représente 3 % des 15 000L).

Ainsi, la quantité d’eau réelle consommée pour produire 1 kilo de viande bovine en France se situe plutôt aux alentours de 50 litres d’équivalent eau (selon la méthode « empreinte eau consommative » définie par la norme ISO 14046). De nombreuses études sont en cours afin de mesurer l’impact environnemental réel de la viande bovine en France, notamment pour rectifier des chiffres qui ne seraient pas représentatif de la situation réelle.

Pour aller plus loin : Fiche CNE « L’élevage de ruminants et la ressource en eau »

Élevage et émission de gaz à effet de serre (GES) : vers une réduction de l’empreinte carbone

En France, l’élevage herbivore contribue à hauteur de 9 % aux émissions nationales de gaz à effet de serre. Cette part diminue depuis une dizaine d’années du fait de la baisse du nombre d’animaux (le cheptel bovin a diminué de 12% depuis 1990) et de la diminution des quantités d’engrais minéraux utilisées.

En Bretagne, du fait d’une forte activité agricole, l’agriculture est à l’origine de 45% des émissions de GES de la région. C’est le premier émetteur régional de GES, mais contrairement aux autres secteurs, 78 % de ces émissions ne sont pas liées aux consommations d’énergie mais à des processus naturels (digestion des bovins, cycle de l’azote dans le sol, …).

En effet, l’élevage émet des GES de plusieurs natures :

  • le méthane (CH4) est émis par les ruminants par éructation lors de la digestion de la cellulose (le « rot des vaches ») et également par les déjections,
  • le dioxyde de carbone (CO2) est émis par l’utilisation d’énergie sur l’exploitation (fioul et électricité) et lors de la fabrication et la livraison des intrants (engrais, céréales, paille, …),
  • le protoxyde d’azote (N2O) est lié à l’épandage d’engrais minéral et organique sur les parcelles.

Ces gaz ne contribuent pas tous de la même manière à l’effet de serre. Il est nécessaire de les convertir en équivalent CO2 (le gaz de référence) en fonction de leur pouvoir réchauffant pour pouvoir les comparer. Ainsi, le méthane correspond à 25 équivalent CO2 et le protoxyde à 310 équivalent CO2.

Les élevages ruminants sont d’importants émetteurs de GES, mais ils permettent également de stocker d’importantes quantités de carbone via les prairies. L’herbe capture le CO2 de l’air et le convertit en glucides (pour fabriquer les tissus végétaux) grâce à la photosynthèse. Lorsque les végétaux meurent, ce carbone est intégré et stocké durablement dans le sol sous forme de matière organique. Les prairies permanentes sont ainsi des puits de carbone qui stockent en moyenne 760 kg de CO2 par hectare et par an.

L’élevage de ruminants permet de conserver au niveau national 11 millions d’hectares de prairies permanentes qui, si elles étaient labourées, relâcheraient une grande quantité de carbone dans l’atmosphère (1 000 kg de carbone par hectare et par an). Il est donc important de maintenir les surfaces de prairies permanentes et leur stock de carbone. D’après les derniers bilans de l’Institut de l’élevage, ce stockage de carbone dans le sol des prairies et des haies compenserait en moyenne 30% des émissions de gaz à effet de serre (en équivalent CO2) de l’élevage herbivore (entre 24% et 53% selon les systèmes d’élevage bovin viande). Cela correspond à environ 75% des émissions de méthane des bovins.

Au-delà du méthane qui est naturellement émis par tous les ruminants, il existe des leviers d’actions pour réduire les émissions de GES et améliorer l’impact environnemental des élevages :  conduite du cheptel, alimentation des animaux, gestion des déjections et de la fertilisation, stockage du carbone, utilisation d’énergie et recyclage par exemple.

Une réelle réflexion pour diminuer les émissions des élevages

En Bretagne, de nombreuses actions sont menées pour réduire l’empreinte carbone dans les exploitations, notamment par le biais du projet LIFE BEEF CARBON ou PARTENAIRE CLIMAT.

LIFE BEEF CARBON est un programme sur la période 2016-2021 qui a engagé 4 pays européens : l’Irelande, l’Espagne , l’Italie et la France afin de chercher à réduire les émissions de GES lié à la production de viande bovine. L’objectif était de diminuer de 15% l’empreinte carbone de la production de viande bovine en France d’ici 2025. Ce programme s’est basé sur des diagnostics environnementaux (CAP2ER) de 2 000 fermes et sur 170 fermes aux pratiques innovantes et plus respectueuses de l’environnement. En Bretagne, 200 élevages ont été suivis dans le cadre de ce projet, soit 10% des élevages français de l’étude. Grâce à ce projet, des leviers ont pu être identifiés et quantifiés, par exemple une baisse de mortalité des veaux permet une diminution de GES de 3% et une amélioration économique de 2 700 € pour l’exploitation. Sur les fermes innovatives du projet ayant mis un plan d’actions en place, une réduction de 13% de GES en équivalent CO2 a été constatée en moyenne.

La filière élevage et viande s’engage dans une évaluation la plus complète possible de ses impacts sur l’environnement (qu’ils soient positifs ou négatifs) en analysant l’élevage et la production de viande de manière globale.

PARTENAIRE CLIMAT est une démarche d’INTERBEV pour mettre en avant les élevages bovins engagés dans une démarche climatique comme la réduction des émissions de GES, maintien des prairies, lutte contre la déforestation importée. Aujourd’hui nous comptons 11 475 éleveurs engagés (Cap2ER niveau 1 ou 2) dont 3 315 ayant réalisés un Cap2ER de niveau 2 (chiffres de 2024).

Pour aller plus loin : Fiche CNE « L’élevage de ruminants et les gaz à effet de serre

L’agriculture profite au développement des énergies renouvelables

L’agriculture est également une source de production d’énergies renouvelables. La Bretagne voit de nombreux projets se mettre en place. Fin 2017, ce sont plus de 5 500 exploitations agricoles qui ont investi pour économiser de l’énergie (soit 15 % des exploitations agricoles bretonnes).

Voici ce que représentent les énergies produites par l’agriculture en Bretagne (Figure 4) :
 Méthanisation : 1,8 TWh/an en 2024, avec 272 installations dont 253 unités de méthanisation agricole (AILE, janvier 2025),
 Panneaux solaires photovoltaïques : 137 millions de kWh/an par 131 600 kWc installés,
 Utilisation ou vente de bois énergie (déchiqueté) : 360 chaufferies à la ferme pour une consommation de 8 000 tonnes/an et près de 16 000 tonnes issues du bocage et commercialisées via les filières locales coopératives,
 Autres sources : eau chaude solaire.

Figure 4 – Production d’énergie en Bretagne, OEB

La méthanisation

La méthanisation correspond à la production de méthane sous forme de biogaz par fermentation de déjections animales à 70%. Ce biogaz est ensuite valorisé en chaleur sur son lieu de production ou vendu à des distributeurs d’électricité. Le digestat restant, riche en azote sous forme plus disponible pour les végétaux, peut être utilisé comme fertilisant sur des cultures.

De nombreux projets (collectifs ou individuels) voient le jour dans la région qui, avec sa densité d’élevage, peut fournir les volumes nécessaires pour alimenter les méthaniseurs (Figure 5). En 2024, 17 nouvelles unités de méthanisation ont été mises en service.

Figure 5 – Unités de méthanisation en Bretagne, OEB

L’énergie photovoltaïque

Les panneaux photovoltaïques sont bien présents sur les bâtiments d’élevages herbivores bretons. L’électricité produite est généralement vendue et permet de financer l’installation, ainsi que le bâtiment. On retrouve également des panneaux solaires sur des mâts orientables dans des prairies, qui s’inclinent en fonction de la position du soleil pour maximiser la rentabilité énergétique.

Le bois énergie

Le bois est la première source d’énergie renouvelable en Bretagne, on estime qu’il représentait 6% des consommations d’énergie en 2021. Exploiter les haies de façon raisonnée permet de produire des plaquettes de bois (ou bois déchiqueté) pour alimenter des chaudières individuelles ou collectives. C’est une ressource énergétique, en plus locale, qui a encore beaucoup d’avenir, avec notamment une augmentation de son utilisation de 20% depuis 2012.

Sources : DREAL, OEB

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